Demande création d’une centrale hydroélectrique sur le bassin versant de l ‘Oriège

La demande d’autorisation pour la création d’une microcentrale hydroélectrique sur la rivière Oriège à Orlu occulte, à notre avis, la notion des impacts cumulés sur la même masse d’eau. Elle pénalise par conséquent une vision globale du projet présenté.

L’Oriège

La société SHEMA, filiale d’EDF, affirme que la création de l’usine hydroélectrique :

  1. répond aux besoins en matière de développement durable.  L’hydroélectricité est une énergie renouvelable, son développement serait donc souhaitable et s’intègrerait bien dans « l’esprit des lois et recommandations actuelles en terme d’écologie et de développement durable ».
  2. n’engendra que très peu d’impacts pour le cours d’eau, notamment:
  • l’obstacle à la circulation des poissons est  corrigé par une  passe à poissons,
  • des mesures sont prises pour éviter que les poissons ne soient entraînés dans les turbines ((prise d’eau par en dessous de type  “Coanda”),
  • le débit réservé (850 l/s) est prévu à un niveau minimum supérieur à celui déterminé par la loi (1/10ième du module),
  • le tronçon impacté n’aura pas un débit inférieur au régime des basses eaux et sera même soulagé d’une partie des impacts des éclusées dues au fonctionnement de la centrale de haute chute des forges d’Orlu, située juste en amont du projet.

3) La puissance installée de 995 kw assurera la consommation électrique de 1089 foyers couvrant la consommation des ménages de la commune d’Orlu et celle de la commune voisine d’Ax les Thermes.

La SHEMA assure qu’après étude de plusieurs autre possibilités (éolien, photovoltaïque, modernisation d’autres centrales hydroélectriques…) aucune autre solution de remplacement n’est disponible sur le secteur géographique concerné.

L’association « le Chabot » de protection des rivières Ariégeoises estime qu’une approche  plus critique de la situation s’impose. ( Lire notre déposition)