Projet de création d’une piste de ski de fond

Déposition à l’enquête au Cas le Cas sur la création d’une piste de ski de fond sur le plateau de Beille


La Communauté de Communes de Haute Ariège engage la restructuration du domaine de ski de fond du plateau de Beille.
Les travaux annoncés incluent “le remplacement du téléski du front de neige par un tapis couvert et la création d’une piste de luge hiver“, “la création d’une piste de luge sur rail“, “la reprise des parkings“, “un bâtiment d’accueil” et la création d’une piste dite des rhododendrons pour plusieurs ‘boucles nouvelles”.
Ce programme vient en complément de la création toute récente (2018) d’un réseau d’enneigement artificiel alimenté par un plan d’eau créé à partir du détournement des eaux du ruisseau d’Artaran.
C’est donc un programme global qui devrait être analysé comme tel et soumis à l’étude d’impact adéquate.
D’autant qu’en réalité, la communauté de Communes prévoit sur le même complexe la réalisation d’une capacité d’hébergement pour une quarantaine de lits (cf. dossier de création du réseau d’enneigement artificiel)
Pour l’heure, la communauté de Communes se contente de présenter une demande pour la création de la piste des rhododendrons et compte limiter son dossier à une simple étude “au cas le cas” afin d’éviter les études d’impacts et l’Enquête Publique indispensables à ce type projet.
Concernant les impacts de la création de la nouvelle piste dite des Rhododendrons :
A partir du plateau de Beille, les pistes se développent selon un axe Nord -Sud sur le versant Est des dômes de Beille. Le Côté Ouest, qui surplombe la vallée de l’Aston, est donc jusqu’à présent préservé des fréquentations hivernales. Le seul sentier pédestre balisé n’est accessible qu’en été.
Cette configuration actuelle des pistes laisse un espace de refuge aux différentes espèces encore présentes sur le site, ce qui a motivé le reconnaissance de la “Zone Protégée du plateau de Beille”. Les inventaires faunistiques font ressortir le maintien d’une richesse biologique avec, notamment, la présence attestée du Grand Tétras et d’autres espèces inféodées à ces milieux ( Cf. inventaires ANA et ONCFS).